Rien ne s’oppose a la nuit – Delphine de Vigan

Le Mot de l’éditeur :

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force. (Site fnac.com)

Mon petit mot:

J’ai beaucoup apprecie la prose de l’auteur. J’ai trouve ceci dit que je lisais un journal intime, plus qu’un roman, et avait l’impression de faire du voyeurisme.

Toutes les familles ont des secrets, et en lisant ce livre, beaucoup d’emotions et de reflexions sur ma propre famille sont venu a la surface. Un livre a lire si vous voulez lire un livre tres bien ecrit, qui vous transportera dans les recoins les plus sombres d’une famille compliquee, et pourtant tellement familiere.

Sukkwan Island, par David Vann

J’ai recu pour Noel ce livre de mon beau-pere, qui a de tres bon gout litteraire. Cette annee n’etait pas une exception, Sukkwan Island etait parfait.C’etait vraiment bien ecrit et traduit.

Je vous conseille de lire ce livre en vous attendant a un drame. Et le deconseille a toutes personnes sensibles ou depressives. On le sent des le debut, ca va pas bien se passer. Le pere est depressif, et son fils qui ne connait pas son pere, decide de le suivre au fin fond de l’Alaska, pour un projet ambitieux, auquel aucun des deux n’est pret physiquement ou psychologiquement. Mais l’auteur arrive a nous tenir en haleine, et meme si on s’y attend, le drame nous surprend.

L’histoire est simple: le pere veut renouer des liens perdus avec son fils adolescent, il decide d’acheter un lopin de terre sur une ile perdue. Le plan ? Vivre un an sur cette ile, faire des provisions pendant l’ete pour survivre l’hiver.

Le Vermont me parait plus simple apres avoir lu ce livre…